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A la découverte de Vaissier, un enfant du quartier !

Le vendredi 13 septembre dernier, à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, vous étiez nombreux à assister à la conférence de M. Gilles Maury (Vice-Président de la société d’émulation de Roubaix) sur : VICTOR VAISSIER : précurseur de la publicité

Une occasion pour les habitants de découvrir ce personnage célèbre mais pourtant méconnu, à l’origine d’une savonnerie réputée (2 rue de Mouveaux), du château du Congo et des cavalcades du début du XXème siècle : « c’était très bien, ça m’a intéressé parce que je n’en avais jamais entendu parler. L’usine de savon le long de la gare, les défilés et le château, pour l’époque tout était vraiment extravagant » raconte Christiane, membre de l’atelier mémoire.

Pour ceux qui souhaiterait en savoir plus, nous vous conseillons le bel ouvrage de G. Maury : LE CHÂTEAU VAISSIER. Palais orientaliste d’un savonnier de Roubaix , dont voici une brève présentation :

"Rien ne le dissimulait du regard des passants. Son dôme, réalisé par André Michelin, qui a commencé sa carrière dans la construction métallique, était même volontairement situé dans l’axe de la rue de Mouvaux pour être vu, estime Gilles Maury. Pour retrouver l’ambiance du palais, il a étudié la personnalité de Victor Vaissier, génie de la publicité, véritable précurseur. L’architecture, la localisation de son palais... Tout s’inscrit dans son entreprise de communication. Il veut créer du rêve, de l’évasion autour de ses produits, à une époque où l’on ne voyage pas. Pour promouvoir son savon des princes du Congo, le fameux Congo, il organisera une cavalcade en 1887. Il se déguise en roi du Congo et défile à dos d’éléphant. Il est escorté d’homme vêtus et maquillés de noirs. Légendaire. Tous les jours, dans les journaux nationaux et locaux, sont publiés des poèmes publicitaires complètement déjantés... En se baladant du Fresnoy à « l’empire » Vaissier avec Peter, on découvrira bien d’autres choses sur le Blanc Seau, « un quartier à part » , qui a son église et un cimetière. Des concessions que les habitants obtiennent des élus tourquennois à qui ils reprochent de les délaisser. En 1841, ils demanderont à être rattachés à la ville de Mouvaux, qui refuse parce qu’ils ne payent pas assez d’impôts. Ils voudront ensuite l’indépendance puis devenir Roubaisiens. Ce qui leur vaudra d’être taxés de « veaux mous » par les élus. Une anecdote dont il reste une trace au niveau du pont, rue de Mouvaux, écrite « rue de Mouveaux »...

Publié le lundi 28 octobre 2013, par le comité

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