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"Je me rappelle le quartier ..."

Nous avons rencontré une ancienne habitante du quartier du Fresnoy-Mackellerie qui avait envie de partager ses souvenirs d’enfance sur le quartier.

« Dans mes souvenirs, Roubaix était une belle ville, on vivait différemment, on vivait ensemble. Je suis née rue des Anges, mais ma famille est venue s’installer rue d’Italie. J’ai grandi dans le quartier du Fresnoy et j’ai de bons souvenirs de ce quartier. Je me rappelle que c’était un quartier vivant, avec de nombreux commerces dans la rue de Mouvaux. On allait acheter nos bonbons dans un petit magasin où il fallait descendre quelques marches pour accéder au magasin. Dans la rue de Mouvaux, on y trouvait aussi un cordonnier, une droguerie, une pharmacie, des magasins de vêtements, de chaussures, des cafés … Les habitants avaient tout à proximité et quand il faisait beau des terrasses de café étaient installées sur les trottoirs. La vie commerçante favorisait les échanges entre les habitants, et d’ailleurs les gens se connaissaient bien mieux qu’actuellement. Je crois qu’il y avait une transmission de certaines valeurs entre les adultes et nous, qui étions enfants, et chacun se respectait. On était solidaire même si on n’avait pas grand-chose. A cette époque quand les bouteilles de lait étaient déposées devant les habitations personne ne les volaient, on savait que c’était pour les personnes âgées qui vivaient là.

Il y avait également l’ancienne passerelle, qui était pour moi le monument du quartier, un symbole. Avec mes cousines on l’empruntait souvent pour aller voir notre grand père qui avait un café rue Jacquard. C’était pour nous un sacré raccourci.
Aujourd’hui, je suis inquiète car j’ai l’impression que les choses ne vont pas dans le bon sens. Les gens ne cherchent plus à se connaitre, ils ne prennent plus le temps de discuter. Il n’y a plus ce lien entre les habitants, et la transmission des valeurs ne se fait plus entre les générations.
Quand je vois la rue de Mouvaux actuellement, j’ai l’impression qu’elle est négligée, elle manque de commerces, d’animation. Il faudrait redynamiser cette rue pour faire revivre le quartier. »

Une ancienne habitante de la rue d’Italie

Publié le jeudi 30 avril 2009, par Karine

Vos commentaires

  • Le 26 mai 2010 à 09:36 En réponse à : "Je me rappelle le quartier ..."

    je suisla fille de l electricien andre wild rue de mouvaux je suis passee dans la rue de mouvaux en novembre dernier quand j ai vu tous ces commerces fermes ca m a donne envie de pleurer il ne reste quela pharmacie la boulangerie et le cordonnier le reste je ne les compte pas le coiffeur alain m ayant informe qu il partait... desole je ne passserai jamais plus par la , ca vaut mieux rester avec ses bons souvenirs, je suis allee voir mon ancien voisin le marchand de volailles je lui ai dit ce que j avais vu,il m a dit mais mapauvrecorinne il y a belle lurette que nous n y passons plus, c est vrai c est la desolation, dommage pour le foyer logement, les personnes agees avaient tout a portee de la main librairie cafe tabac qu est ce qu il reste maintenant....

  • Le 18 juillet 2010 à 10:56, par Patrick Rose En réponse à : "Je me rappelle le quartier ..."

    Bonjour,

    Je me rappelle également le quartier où nous sommes venus nous installer rue Molière à Tourcoing en 1972 peu de temps avant la naissance de notre fille. Deux ans plus tard elle n’avait que la rue à traverser pour aller à l’école Saint-Joseph, rebaptisé depuis, je crois. Ensuite elle a fréquenté l’école Claude Bernard avant d’aller au collège Van Der Meersch à Mouvaux.

    Je me souviens du marché place Lhomond où le "Club d’Animation International du Blanc Seau (C.A.I.B.S.), que nous, habitants, commerçants, artisans, etc. ... avions créé aux alentours des années 1980, organisait un show de trois jours en septembre entre autres brocantes, animations, sorties, ....

    Nous étions clients du petit supermarché Drouvin de la rue de Rome et de bien d’autres commerçants aujourd’hui disparus.

    Les choses de la vie ont fait que j’ai quitté ce quartier en 1985 quittant ainsi le C.A.I.B.S., je n’y suis retourné qu’au début de ce millénaire pour retourner me faire soigner chez le dentiste que nous avons vu s’installer rue Claude Bernard. Nous sommes devenus, ma fille, mon épouse et moi-même, de ses premiers patients, j’en suis encore mais je ne m’attarde plus dans ce quartier que je ne reconnais plus.

    Si des personnes désirent raconter l’histoire et les histoires de ce quartier intercomunal, je serai heureux de leur raconter mes souvenirs.

    Bien cordialement !

    Patrick

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